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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 19:49

pour-FB---copie.jpgEntre 1960 et 1967, une mission ethnographique composée d'écrivains, de folkloristes, fut chargée de recueillir par écrit, avant qu'ils sombrent définitivement dans l'oubli, les fables et les contes populaires transmis oralement depuis des générations en Artsakh et au Zanguézour, régions montagneuses dans l'est de l'Arménie transcaucasienne, qui bordent à l'est et au sud-est l'Azérbaïdjan et l'Iran.  Les membres de cette mission se dispersèrent dans les villages, où des conteurs, gens simples pour la plupart, leur narrèrent dans le dialecte de cette région des centaines de récits plus ou moins courts, dont l'origine, pour certains, se perd dans la nuit des temps.  Ils les transcrivirent tels qu'ils leur furent narrés, et en 1979 deux cent quarante-six de ces centaines de contes furent publiés, dans leur version originale et intégrale, sans avoir subi la moindre réécriture ou correction de style pour les restituer dans toute leur authenticité, dans le septième des dix-sept tomes des "Contes populaires arméniens" publiés à l'initiative de l'Institut d'Archéologie et d'Ethnographie d'Arménie.

Dans la présente traduction en français, que nous avons délibérément voulue la plus fidèle possible au style narratif simple, populaire, parfois trivial, un choix de soixante-dix-huit contes est présenté pour la première fois au lecteur francophone.  Dans ces contes, à l'humour grinçant et à la morale qui peut parfois sembler déroutante, les animaux symbolisant souvent la sagesse sont évidemment très présents.

 

 

Traduits et adaptés de l'arménien dialectal par Hratch Bedrossian.

 

Couverture : Monastère de Dadivanq, nord-ouest d'Artsakh (photo Jean Manouk YEREMIAN, octobre 2011).

 

ISBN 978-2-917650-11-0 ; format : 225 x 170 ; 285 pages ; prix : 29,00 Euros. 

13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 19:56

 

 

scan banque ottomane

A l'approche des festivités du vingtième anniversaire de son intronisation prévues le 30 août 1896 au palais de Yildiz, le sultan Abdul-Hamid II apprend par sa cartomancienne préférée l'imminence de troubles sanglants dans la capitale.  

   

En Suisse, un groupe de révolutionnaires arméniens se prépare à attaquer le siège de la Banque Ottomane à Constantinople, à capitaux franco-britanniques, et à l'occuper pour protester contre les massacres qui ensanglantent les provinces arméniennes depuis 1894 et pousser les puissances européennes à contraindre le sultan à appliquer les réformes prévues par le traité de Berlin de 1878.

   

Dans le même temps, Jean-Luc Rivas, dévaliseur de banque idéaliste, est envoyé à Constantinople par des commanditaires mystérieux pour s'emparer de la fabuleuse collection des joyaux du sultan gardée dans un coffre de la Banque Ottomane.

   

C'est de faits réels que l'auteur s'est inspiré pour écrire ce roman qui mêle réalité et fiction, où vont se croiser les destins de révolutionnaires, de cambrioleurs, d'aventuriers, d'employés de banque, tous acteurs à leur insu d'un complot qui les dépasse.

 

 

ISBN 978-2-917650-09-7

 

300 pages ; 19,50 Euros.

7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 20:30

Insolations-002.jpg 

Traduits pour la première fois en français, les récits allégoriques sous forme de fables, paraboles, légendes, contes de ce recueil, qui ne manquent pas de saveur, ni d'humour, publiés entre 1883 et 1909, sont parmi les plus représentatifs de Vrtanès PAPAZIAN.  Issus en grande partie de la tradition orale, ils ont été recueillis par l'auteur à l'occasion de ses pérégrinations en tant qu'éthnographe à travers l'Iran, la Turquie, la Transcaucasie, et de ses missions en tant qu'enseignant dans les écoles de Van, Erzeroum, Tiflis, Téhéran, Chouchi, Bucarest, Brousse, Noukhi, Vagharchapat.

Si RAFFI (Hagob Mélik-Hakobian, 1835-1888, natif de la région de Salmaste en Iran, voisine de Van la ville natale de PAPAZIAN) contribuait par ses romans historiques des années 1870-80 à l'éveil de la conscience nationale arménienne, Vrtanès PAPAZIAN, à travers l'ensemble de son oeuvre, assurément complémentaire de celle de son aîné, stigmatise d'une manière générale le pouvoir de l'argent («Les dieux ronds», «Le derviche nu»), la déliquescence des moeurs et des mentalités («Pour l'estomac», «L'histoire de bonne année»), la vanité («Le ruisseau», «Le cochon volant», «Eden», «Souhaits») et la soumission («Les coqs sages», «Le dragon», «Chants rebelles»), mais il célèbre aussi le courage (également dans «Les coqs sages», «Le lion est réveillé», «Béram», «Rachid») et la force de volonté («La statue», «La mort du rebelle», «Pirouzé»), sans oublier la justice («L'épée en bois», «Une si petite charge») et le fatalisme oriental (également «Le derviche nu», «Nirvana», «La justice disparue»).

Né en 1864, Vrtanès PAPAZIAN a produit une oeuvre littéraire riche et variée, allant de la fable au roman en passant par les récits et les nouvelles, notamment sur la vie des déshérités et des opprimés.  Critique littéraire, historien de la littérature, pédagogue, pratiquant quatorze langues, il fut traducteur de Saltykov-Chtchédrine, Tolstoï, Daudet, Erckmann-Chatrian, Nietzsche, Chukri Ghanem, et l'auteur de la première «Histoire de la littérature arménienne depuis les origines jusqu'à nos jours».  Il est mort à Yérévan en 1920.

 

 

ISBN 978-2-917650-07-3

 

Prix : 25,00 Euros.

7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 19:34

couv yegavian blogC'est au Yemen, sur la route menant d'Aden à Al Mukalla que l'insolation a frappé Tigrane.  Le présent recueil s'ouvre donc sur la fièvre, le délire, l'angoisse mais aussi l'extase.  Du Yemen au Levant, en passant par l'Ibérie, Paris et l'Arménie(s) plurielle, le jeune poète et journaliste de 25 ans investit ces lieux d'un sens poétique intime, au gré de ses « urgences ».  Ces poèmes ne suivent pas un ordre chronologique mais spatial, pourtant le poète n'est ni touriste, ni voyageur.  Chacun de ces espaces parcourus relèvent d'une absolue nécessité.  Tel un fil conducteur, une incantation particulière traverse ce recueil, celle d'un tu parfois écrit Tu, tantôt masculin, tantôt féminin.  Le petit autre et le Grand Autre.  La femme aimée, l'ami, Dieu. Mais aussi sans doute le frère disparu. Tigrane parle à quelqu'un, l'interroge, l'interpelle.  Reflets d'une existence marquée par la fragmentation du réel, ces poèmes ne sont ni lyriques, ne élégiaques, ils sont dramatiques.  Il se passe sans cesse quelque chose entre le poète et ce tu mystérieux.  C'est ainsi que Tu n'est jamais un procédé stylistique mais la raison même de la convulsion poétique.

 

 

 

ISBN 978-2-917650-08-0

 

Prix : 15,00 Euros 

 

 


 

31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:12

     Après "Arméniens et Jeunes-Turcs" d'Alexandre Adossidès paru en 1910 et réédité dernièrement, ce recueil au titre emprunté à Victor Hugo est le second le plus connu en français à relater les massacres de plus de 30.000 Arméniens de Cilicie en avril 1909.
     Hormis la préface, l'introduction et quelques commentaires de l'auteur, il est principalement constitué de documents dont la lecture permet de suivre au jour le jour, localité par localité, le déroulement des massacres et d'acquérir une vision claire de leurs conséquences qui furent irrémédiables ; à peine six ans plus tard, le génocide des Arméniens dans l'Empire ottoman, qui fut perpétré à la faveur de la Première guerre mondiale par les instigateurs de ces massacres et n'épargna pas la Cilicie, mit un terme à la présence des Arméniens sur ce sol où ils avaient cohabité pendant deux mille ans notamment avec les Grecs, les Arabes et autres musulmans autochtones, et bâti une civilisation originale entre le XIème siècle et le XIVème siècle.
     Mis à part quelques contradictions, analysées dans la préface de cette réédition, dues probablement à une certaine difficulté de l'auteur de croire les Jeunes-Turcs libéraux, laïcs, prônant le modèle de monarchie constitutionnelle à l'européenne, capables de barbaries au commencement du XXème siècle, la lecture de ce recueil, complémentaire des autres ouvrages parus sur le même sujet, est nécessaire pour acquérir une connaissance à la fois globale de ces événements sanglants d'où le régime jeune-turc sortit plus fort que jamais pour le plus grand malheur de l'Empire ottoman et de ses peuples.



Sur la couverture : "Djine Torosse et sa fillette ; ce héros arménien a défendu la ville de Kars-bazar et sauvé la vie à 6.000 de ses coreligionnaires, lors des massacres."

Format : 145 x 205 ; 390 pages, nouvelles préfaces et annexes.

Prix : 26,00 Euros.

ISBN 978-2-917650-05-9 

31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:08

 

 

     Le 24 juillet 1923, cinq ans après la Grande guerre qui s'était conclue par la victoire indiscutable de l'Entente sur les Empires centraux, les successeurs kémalistes des vaincus jeunes-turcs parvenaient, à l'issue d'âpres négociations émaillées de tergiversations, de bluffs, à dicter leurs conditions aux vainqueurs.  Alors que ces derniers avaient su imposer aux Allemands le traité aussi dur que mérité de Versailles, leurs représentants à Lausanne, après quelques rodomontades à l'adresse de leurs ennemis d'hier et quelques paroles de consolation pour les nations trahies par ce traité, déposaient leurs armes sur le terrain diplomatique face aux rebelles kémalistes, à la suite d'une série d'autres "défaites" diplomatiques, certaines relevant de la trahison pure et simple car volontairement subies, comme l'accord de Londres de mars 1921, celui d'Angora signé le 20 octobre 1921 par Henry Franklin-Bouillon, l'homme d'Aristide Briand, et par Youssouf Kémal, un des principaux bras droit jeune-turc de Moustapha Kemal.
     Dans cet ouvrage, les auteurs détaillent avec une perspicacité, une pertinence, une clarté, une érudition propres aux fins connaisseurs, ce processus et son aboutissement, fruits de rivalités naturelles ou provoquées entre Français, Anglais, Italiens alléchés par des retombées économiuques imaginaires, de trahisons, de violations d'engagements solennels pris à l'égard non seulement des nations chrétiennes martyrisées de l'Empire ottoman mais aussi des Kurdes et des Arabes syriens.
     Pour être didactique, cette étude n'en est pas moins passionnant à lire, et tout en offrant de nombreuses pistes de réflexion, notamment sur l'immoralité et la forfaiture en politique, elle donne des clés pour comprendre le présent de l'Europe, de la Turquie et du Proche-Orient.


Sur la couverture : "La délégation kémaliste aux négociations de Lausanne".

Format : 145 x 205, 350 pages, préface et annexes.

Prix : 25,00 Euros.

ISBN 978-2-917650-02-8


31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:04

 

     Lors des massacres des Arméniens de Cilicie en avril 1909 orchestrés par le régime jeune-turc, Hadjine dans les montagnes au nord-est de la province fut assiégée par la populace turque appuyée par des hordes soldatesques accourues à l'odeur du sang, et dut se défendre contre leurs assauts pendant deux semaines.

     Dans cette ville, fondée fin du XIVe siècle après la chute du royaume arménien de Cilicie, qui comptait près de vingt mille habitants arméniens, les missionnaires protestants de l'Américan Board avaient ouvert dès les années 1860 des orphelinats et des écoles.

     Connu par les érudits seulement pour ainsi dire, le témoignage sobre et poignant de Rose Lambert, publié en 1911 aux Etats-Unis et traduit pour la première fois en français, est l'un des très rares qui raconte le siège de Hadjine, dont les conséquences auraient été, s'il avait été couronné de succès, sa destruction et l'anéantissement de la totalité de ses habitants et des milliers de réfugiés qui s'y étaient précipités des villages voisins.  Quand on sait que le bilan des deux semaines de massacres dépasse les 30.000 Arméniens tués, on n'a pas de mal à imaginer quel il serait si la ville avait été prise.  Toutefois, pas loin de trois mille Hadjiniotes furent tués dans la plaine du côté d'Adana où ils étaient descendus comme chaque année pour travailler dans les fermes et les vignobles, laissant derrière eux des milliers de veuves et d'orphelins qui s'ajoutèrent à ceux déjà pris en charge depuis de longues années par les missionnaires.

     Hadjine, qui avait échappé au pire en avril 1909, devait tomber le 15 octobre 1920 après huit mois de résistance cette fois contre la soldatesque kémaliste appuyée par la populace turque, qui combattaient les troupes françaises et ne voulaient pas d'un foyer national arménien en Cilicie promis par la France après la Première guerre mondiale et le génocide des Arméniens en 1915-1918.  La plupart des habitants furent massacrés, et les survivants se dispersèrent à travers le monde, au Liban, en Syrie, en Grèce, en France, aux Etats-Unis. 


Sur la couverture : "Lutfi bey et quelques-uns de ses soldats qui sont venus à notre secours".

Format : 145 x 205 ; 96 pages.

Prix : 18,00 Euros.

ISBN 978-2-917650-06-6

15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 21:04

 

       En décembre 1909, soit huit mois après les massacres de plus de 30.000 Arméniens de Cilicie orchestrés par le régime jeune-turc, l'auteur finissait de rédiger une des premières études synthétique et néanmoins complète, riche en témoignages, sur le déroulement de ce qu'un autre auteur, Frederick Z. Duckett-Ferriman, allait appeler trois ans plus tard l'Holocauste d'Adana.

       Malgré quelques contradictions sur les responsabilités analysées dans la préface, -contradictions dues probablement d'une part à la répugnace religieuse inspirée à l'auteur par le régime hamidien et le fanatisme religieux, qui avaient causé les massacres de près de 300.000 Arméniens entre 1894 et 1896 dans les vilayets orientaux, c'est-à-dire en Arménie même, et d'autre part à l'espoir de voir les Jeunes-Turcs réformer enfin l'Empire ottoman - cette étude est à ranger parmi celles qui révélèrent à l'opinion publique cet énième épisode du martyre arménien.

       Cette réédition comprend également Au Pays des massacres, la saignée arménienne, un témoignage court mais dense et poignant publié en 1910 par Jean d'Annezay, qui, venant de Beyrouth, s'était rendu dès le mois de juin 1909 sur les lieux du carnage.

        S'il devait être un enseignement à retenir, ce serait la phrase prophétique de Jean d'Annezay : "Laisser ainsi anéantir un peuple, c'est pire qu'une lâcheté, c'est une complicité, c'est un crime de lèse-humanité ; et qui sait si cela ne pèse sur les destinées des nations comme un anathème?..", tant il est vrai que la myopie des Européens, pour ne pas dire leur complaisance à l'égard des instigateurs jeunes-turcs de ces massacres, contribuèrent au renforcement d'un régime génocidaire qui fut un facteur déterminant de la Première guerre mondiale et, par le biais de son avatar kémaliste, de la revanche nazie.


Sur la couverture : "Première pendaison à Adana depuis de nombreuses années, juin 1909".

Format : 145 x 205 ; 228 pages ; nouvelles préface et annexes.

Prix : 25,00 Euros.

ISBN 978-2-917650-03-5  

29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 23:33

                                                                                                                                                                 Après son premier témoignage "Au pays de l'épouvante, l'Arménie martyre" publié en 1917, Henry Barby en livrait un autre, rare, sur l'imbroglio en Transcaucasie consécutif à la révolution bolchévique en novembre 1917. 
       En raison de la "débâcle" de l'armée russe qu'allait entraîner cette révolution tombant à pic pour les Germano-turcs, les Arméniens du Caucase, alliés de l'Entente, se retrouvaient seuls et isolés, sur 9000 km2, face à plusieurs périls : au sud-ouest les armées du régime génocidaire jeune-turc, à l'ouest et au nord-ouest les Géorgiens à la botte des Allemands et des Turcs, à l'est et au nord-est les Tatares d'Azerbaïdjan soutenus par les Turcs au nom du pantouranisme.

       Si le premier était consacré aux débuts du génocide des Arméniens en 1915-1916 par les Jeunes-Turcs, le second retrace la lutte solitaire des Arméniens de Transcaucasie entre fin 1917 et fin 1918, notamment à Bakou, dont le pétrole si nécessaire à la poursuite de la guerre sur les fronts européens était convoité par les Germano-Turcs. Tout au long du récit, on voit les Arméniens résister à la fois aux armées turques depuis la proclamation fin mai 1918, dans des conditions dramatiques, de la première République indépendante jusqu'à l'armistice, et à la soldatesque tatare et aux machinations des bolchéviks, qui utilisaient les uns et les autres à leurs fins au nom de la révolution mondiale. Bien après la fin de la guerre, jusqu'en 1921, les Arméniens, trahis et oubliés par les vainqueurs de 1918 en dépit de leur contribution à la victoire, seront les seuls à se battre encore en Transcaucasie, au prix de 200 000 morts, contre les Allemands, les kémalistes et les bolchéviks, avant d'être submergés par la lave rouge.
        Ce témoignage a le mérite d'éclairer le lecteur sur la situation actuelle en Transcaucasie, où les mêmes intérêts et collusions anti-arméniens qu'en 1918 sont à l'oeuvre, avec la bénédiction d'un Occident cupide, qui refuse les frontières staliniennes pour lui-même mais les accepte pour les Arméniens, au mépris de leurs droits légitimes historiques les plus élémentaires.



Sur la couverture : "Les Arméniens à l'entraînement à Bakou".

Format : 145 x 205 ; 296 pages, nouvelles préface et annexes.

Prix : 26,00 Euros.

ISBN 978-917650-04-2 

10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 21:55
 

 (tomes I et II)

 

traduit de l'arménien
par Hratch BEDROSSIAN

 

       Depuis 1876, Abdul-Hamid II règne par la terreur et les massacres endémiques sur un empire amputé de la plupart de ses conquêtes européennes. Dans la partie asiatique du sultanat, les peuples asservis réclament des réformes qui, à force de rester promesses en l'air, menacent de déboucher sur des revendications autrement plus politiques. En première ligne de la lutte pour les réformes, la nation chrétienne la plus ancienne d'Asie Mineure : les Arméniens.  Le pouvoir pris en juillet 1908, les Jeunes-Turcs jettent bas leur masque libéral d'aventuriers fanatiques sans foi ni loi lors du massacre en avril 1909 de 30.000 Arméniens de Cilicie.  Cinq ans plus tard, dans le but avoué de procéder à l'extermination des Arméniens préméditée bien avant leur arrivée au pouvoir et sans le moindre souci du sort de l'empire et du peuple turc lui-même, ils précipiteront le pays dans la première guerre mondiale aux côtés de l'Allemagne belliciste de Guillaume II.  Ce premier génocide du 20-ème siècle, prélude à tous les autres parce que resté impuni malgré les promesses de châtiment des Alliés dès mai 1915, fera disparaître près de 2.400.000 Arméniens sur les 3.000.000 que comptait l'empire ottoman.

       Tel est le cadre de l'action de ce roman, à la fois historique et biographique.

       Historique : il s'inspire des péripéties dont la Turquie fut le théâtre dans ses trois dernières décennies de puissance hégémonique brutale et aux abois et met en scène les instigateurs et les victimes de ces événements : Vartkès Sélingulian, le komitadji révolutionnaire devenu député, Mehmed Talaat, le télégraphiste devenu ministre de l'Intérieur, les poètes Daniel Varoujan, Roubène Sévak et Siamanto, les ambassadeurs allemand von Wangenheim et américain Morgenthau, etc.

       Biographique : c'est par le truchement du héros central, Grigor Zohrap, avocat renommé, publiciste, écrivain, élu du parlement ottoman en 1908-1915, que le lecteur traverse la tourmente.  Mais plus que le destin de la figure emblématique de la société arménienne de Turquie que fut Zohrap, ce roman retrace les dernières étapes du calvaire d'un peuple trois fois millénaire et sa crucifixion.

 

Format : 145x205 ; 615 pages.

 

Prix : 29,00 Euros.

 

ISBN : en attente.

 

Published by Hratch Bedrossian - dans Littérature Générale
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