Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:12

     Après "Arméniens et Jeunes-Turcs" d'Alexandre Adossidès paru en 1910 et réédité dernièrement, ce recueil au titre emprunté à Victor Hugo est le second le plus connu en français à relater les massacres de plus de 30.000 Arméniens de Cilicie en avril 1909.
     Hormis la préface, l'introduction et quelques commentaires de l'auteur, il est principalement constitué de documents dont la lecture permet de suivre au jour le jour, localité par localité, le déroulement des massacres et d'acquérir une vision claire de leurs conséquences qui furent irrémédiables ; à peine six ans plus tard, le génocide des Arméniens dans l'Empire ottoman, qui fut perpétré à la faveur de la Première guerre mondiale par les instigateurs de ces massacres et n'épargna pas la Cilicie, mit un terme à la présence des Arméniens sur ce sol où ils avaient cohabité pendant deux mille ans notamment avec les Grecs, les Arabes et autres musulmans autochtones, et bâti une civilisation originale entre le XIème siècle et le XIVème siècle.
     Mis à part quelques contradictions, analysées dans la préface de cette réédition, dues probablement à une certaine difficulté de l'auteur de croire les Jeunes-Turcs libéraux, laïcs, prônant le modèle de monarchie constitutionnelle à l'européenne, capables de barbaries au commencement du XXème siècle, la lecture de ce recueil, complémentaire des autres ouvrages parus sur le même sujet, est nécessaire pour acquérir une connaissance à la fois globale de ces événements sanglants d'où le régime jeune-turc sortit plus fort que jamais pour le plus grand malheur de l'Empire ottoman et de ses peuples.



Sur la couverture : "Djine Torosse et sa fillette ; ce héros arménien a défendu la ville de Kars-bazar et sauvé la vie à 6.000 de ses coreligionnaires, lors des massacres."

Format : 145 x 205 ; 390 pages, nouvelles préfaces et annexes.

Prix : 26,00 Euros.

ISBN 978-2-917650-05-9 

Repost 0
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:08

 

 

     Le 24 juillet 1923, cinq ans après la Grande guerre qui s'était conclue par la victoire indiscutable de l'Entente sur les Empires centraux, les successeurs kémalistes des vaincus jeunes-turcs parvenaient, à l'issue d'âpres négociations émaillées de tergiversations, de bluffs, à dicter leurs conditions aux vainqueurs.  Alors que ces derniers avaient su imposer aux Allemands le traité aussi dur que mérité de Versailles, leurs représentants à Lausanne, après quelques rodomontades à l'adresse de leurs ennemis d'hier et quelques paroles de consolation pour les nations trahies par ce traité, déposaient leurs armes sur le terrain diplomatique face aux rebelles kémalistes, à la suite d'une série d'autres "défaites" diplomatiques, certaines relevant de la trahison pure et simple car volontairement subies, comme l'accord de Londres de mars 1921, celui d'Angora signé le 20 octobre 1921 par Henry Franklin-Bouillon, l'homme d'Aristide Briand, et par Youssouf Kémal, un des principaux bras droit jeune-turc de Moustapha Kemal.
     Dans cet ouvrage, les auteurs détaillent avec une perspicacité, une pertinence, une clarté, une érudition propres aux fins connaisseurs, ce processus et son aboutissement, fruits de rivalités naturelles ou provoquées entre Français, Anglais, Italiens alléchés par des retombées économiuques imaginaires, de trahisons, de violations d'engagements solennels pris à l'égard non seulement des nations chrétiennes martyrisées de l'Empire ottoman mais aussi des Kurdes et des Arabes syriens.
     Pour être didactique, cette étude n'en est pas moins passionnant à lire, et tout en offrant de nombreuses pistes de réflexion, notamment sur l'immoralité et la forfaiture en politique, elle donne des clés pour comprendre le présent de l'Europe, de la Turquie et du Proche-Orient.


Sur la couverture : "La délégation kémaliste aux négociations de Lausanne".

Format : 145 x 205, 350 pages, préface et annexes.

Prix : 25,00 Euros.

ISBN 978-2-917650-02-8


Repost 0
31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:04

 

     Lors des massacres des Arméniens de Cilicie en avril 1909 orchestrés par le régime jeune-turc, Hadjine dans les montagnes au nord-est de la province fut assiégée par la populace turque appuyée par des hordes soldatesques accourues à l'odeur du sang, et dut se défendre contre leurs assauts pendant deux semaines.

     Dans cette ville, fondée fin du XIVe siècle après la chute du royaume arménien de Cilicie, qui comptait près de vingt mille habitants arméniens, les missionnaires protestants de l'Américan Board avaient ouvert dès les années 1860 des orphelinats et des écoles.

     Connu par les érudits seulement pour ainsi dire, le témoignage sobre et poignant de Rose Lambert, publié en 1911 aux Etats-Unis et traduit pour la première fois en français, est l'un des très rares qui raconte le siège de Hadjine, dont les conséquences auraient été, s'il avait été couronné de succès, sa destruction et l'anéantissement de la totalité de ses habitants et des milliers de réfugiés qui s'y étaient précipités des villages voisins.  Quand on sait que le bilan des deux semaines de massacres dépasse les 30.000 Arméniens tués, on n'a pas de mal à imaginer quel il serait si la ville avait été prise.  Toutefois, pas loin de trois mille Hadjiniotes furent tués dans la plaine du côté d'Adana où ils étaient descendus comme chaque année pour travailler dans les fermes et les vignobles, laissant derrière eux des milliers de veuves et d'orphelins qui s'ajoutèrent à ceux déjà pris en charge depuis de longues années par les missionnaires.

     Hadjine, qui avait échappé au pire en avril 1909, devait tomber le 15 octobre 1920 après huit mois de résistance cette fois contre la soldatesque kémaliste appuyée par la populace turque, qui combattaient les troupes françaises et ne voulaient pas d'un foyer national arménien en Cilicie promis par la France après la Première guerre mondiale et le génocide des Arméniens en 1915-1918.  La plupart des habitants furent massacrés, et les survivants se dispersèrent à travers le monde, au Liban, en Syrie, en Grèce, en France, aux Etats-Unis. 


Sur la couverture : "Lutfi bey et quelques-uns de ses soldats qui sont venus à notre secours".

Format : 145 x 205 ; 96 pages.

Prix : 18,00 Euros.

ISBN 978-2-917650-06-6

Repost 0
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 21:04

 

       En décembre 1909, soit huit mois après les massacres de plus de 30.000 Arméniens de Cilicie orchestrés par le régime jeune-turc, l'auteur finissait de rédiger une des premières études synthétique et néanmoins complète, riche en témoignages, sur le déroulement de ce qu'un autre auteur, Frederick Z. Duckett-Ferriman, allait appeler trois ans plus tard l'Holocauste d'Adana.

       Malgré quelques contradictions sur les responsabilités analysées dans la préface, -contradictions dues probablement d'une part à la répugnace religieuse inspirée à l'auteur par le régime hamidien et le fanatisme religieux, qui avaient causé les massacres de près de 300.000 Arméniens entre 1894 et 1896 dans les vilayets orientaux, c'est-à-dire en Arménie même, et d'autre part à l'espoir de voir les Jeunes-Turcs réformer enfin l'Empire ottoman - cette étude est à ranger parmi celles qui révélèrent à l'opinion publique cet énième épisode du martyre arménien.

       Cette réédition comprend également Au Pays des massacres, la saignée arménienne, un témoignage court mais dense et poignant publié en 1910 par Jean d'Annezay, qui, venant de Beyrouth, s'était rendu dès le mois de juin 1909 sur les lieux du carnage.

        S'il devait être un enseignement à retenir, ce serait la phrase prophétique de Jean d'Annezay : "Laisser ainsi anéantir un peuple, c'est pire qu'une lâcheté, c'est une complicité, c'est un crime de lèse-humanité ; et qui sait si cela ne pèse sur les destinées des nations comme un anathème?..", tant il est vrai que la myopie des Européens, pour ne pas dire leur complaisance à l'égard des instigateurs jeunes-turcs de ces massacres, contribuèrent au renforcement d'un régime génocidaire qui fut un facteur déterminant de la Première guerre mondiale et, par le biais de son avatar kémaliste, de la revanche nazie.


Sur la couverture : "Première pendaison à Adana depuis de nombreuses années, juin 1909".

Format : 145 x 205 ; 228 pages ; nouvelles préface et annexes.

Prix : 25,00 Euros.

ISBN 978-2-917650-03-5  

Repost 0
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 23:33

                                                                                                                                                                 Après son premier témoignage "Au pays de l'épouvante, l'Arménie martyre" publié en 1917, Henry Barby en livrait un autre, rare, sur l'imbroglio en Transcaucasie consécutif à la révolution bolchévique en novembre 1917. 
       En raison de la "débâcle" de l'armée russe qu'allait entraîner cette révolution tombant à pic pour les Germano-turcs, les Arméniens du Caucase, alliés de l'Entente, se retrouvaient seuls et isolés, sur 9000 km2, face à plusieurs périls : au sud-ouest les armées du régime génocidaire jeune-turc, à l'ouest et au nord-ouest les Géorgiens à la botte des Allemands et des Turcs, à l'est et au nord-est les Tatares d'Azerbaïdjan soutenus par les Turcs au nom du pantouranisme.

       Si le premier était consacré aux débuts du génocide des Arméniens en 1915-1916 par les Jeunes-Turcs, le second retrace la lutte solitaire des Arméniens de Transcaucasie entre fin 1917 et fin 1918, notamment à Bakou, dont le pétrole si nécessaire à la poursuite de la guerre sur les fronts européens était convoité par les Germano-Turcs. Tout au long du récit, on voit les Arméniens résister à la fois aux armées turques depuis la proclamation fin mai 1918, dans des conditions dramatiques, de la première République indépendante jusqu'à l'armistice, et à la soldatesque tatare et aux machinations des bolchéviks, qui utilisaient les uns et les autres à leurs fins au nom de la révolution mondiale. Bien après la fin de la guerre, jusqu'en 1921, les Arméniens, trahis et oubliés par les vainqueurs de 1918 en dépit de leur contribution à la victoire, seront les seuls à se battre encore en Transcaucasie, au prix de 200 000 morts, contre les Allemands, les kémalistes et les bolchéviks, avant d'être submergés par la lave rouge.
        Ce témoignage a le mérite d'éclairer le lecteur sur la situation actuelle en Transcaucasie, où les mêmes intérêts et collusions anti-arméniens qu'en 1918 sont à l'oeuvre, avec la bénédiction d'un Occident cupide, qui refuse les frontières staliniennes pour lui-même mais les accepte pour les Arméniens, au mépris de leurs droits légitimes historiques les plus élémentaires.



Sur la couverture : "Les Arméniens à l'entraînement à Bakou".

Format : 145 x 205 ; 296 pages, nouvelles préface et annexes.

Prix : 26,00 Euros.

ISBN 978-917650-04-2 

Repost 0
10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 13:05


 Tome I : juillet 1914 - octobre 1918

 

(première édition en 1953)

  
       Avec ses 1.600 pages de Mémoires, Monseigneur Jean NASLIAN nous livre une somme exceptionnelle de témoignages aussi bien connus qu'inédits, du moins jusqu'aux années 1950, sur le génocide des Arméniens perpétré pendant la Première guerre mondiale par les Jeunes-Turcs du Comité Union et Progrès alors au pouvoir dans l'Empire ottoman.  Tout en s'intéressant au contexte général pendant et après la guerre, ainsi qu'à l'avènement du kémalisme, ces Mémoires relatent plus particulièrement le sort tragique d'une grande partie des 250.000 Arméniens catho-liques présents plus ou moins massivement en divers points de l'Empire et de leur clergé, et les circonstances de leur déportation suivie de leur mort par le massacre, la torture, l'épui-sement, la faim, la soif.

       Comme à l'ensemble du peuple arménien, rien ne sera épargné aux Arméniens catholiques pour quelques « bonnes » raisons supplémentaires : d'une part la protection notamment de la France, puissance catholique, dont ils jouissaient du fait des Capitulations jusqu'à la Première guerre mondiale, ensuite leur absence du mouvement de revendication de réformes réclamées depuis la fin des années 1870 au nom de l'ensemble des quelques 3.000.000 d'Arméniens. Pour ces deux raisons, ils avaient échappé aux grands massacres de 1894-1896 qui avaient eu pour principaux théâtres les provinces arméniennes de l'est et du sud-est de l'Empire.  Avec l'abolition des Capitulations par les Jeunes-Turcs plusieurs semaines avant l'éclatement de la guerre, les Arméniens catholiques devinrent des proies sans défense, et ils payèrent d'autant plus cher le fait d'avoir échappé aux massacres vingt ans plus tôt que les Jeunes-Turcs se réclamaient du laïcisme et du positivisme français mâtinés d'islamo-pantouranisme, et, en plus de leur arménophobie, étaient remplis d'une haine idéologique et viscérale anti-catholique et anti-papale, comme l'explique l'auteur de ces Mémoires.

       Au milieu des années 1950, où les études d'historiens étaient encore très rares sur l'extermination de plus de 2.400.000 Arméniens en 1914-1918, Jean NASLIAN a accompli un véritable travail d'historien d'investigation en recueillant, lisant et recoupant pendant des années de nombreux récits de rescapés, des témoignages et des documents encore inédits, autant de nouvelles pistes de recherches.  Même si l'on devine que, devant l'ampleur de l'extermination, l'envie ne lui manque pas de mettre tous les Turcs dans le même sac, son esprit impartial lui fait distinguer culpabilité efficiente et culpabilité instrumentale pour mieux identifier les auteurs du premier génocide du XX-e siècle : les Jeunes-Turcs du Comité Union et Progrès.

 


Couverture : "Sur la terre comme au ciel", huile sur toile d'Archak, 1965.

Format : 170x225 ; 670 pages, dont nouveaux préface, appendice et index de noms propres.

 

Prix : 39,00 Euros.

 

ISBN 978-2-917650-00-4

 

Repost 0
Published by Hratch Bedrossian - dans Histoire
commenter cet article
10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 13:03


  Traduit de l'anglais
par Jean BARIGUIAN

 

       Mi-avril 1909, des massacres éclair en deux phases de trois jours, séparées par une accalmie de dix jours, fauchèrent 30.000 vies arméniennes dans les villes, les villages, la plaine et la montagne de Cilicie, plongeant dans la misère cette province prospère de l'Empire ottoman dont ils accélérèrent la décomposition.  Rétablie huit mois plus tôt, fin juillet 1908, sous la pression des Jeunes-Turcs du Comité Union et Progrès, émules du positivisme français, la Constitution dans laquelle toutes les nationalités de l'Empire plaçaient leurs espoirs d'un avenir meilleur après trente ans de despotisme, était souillée de sang.

       Comme une mutinerie des soldats du 1er corps d'armée avait éclaté au même moment à Istanbul, appuyée par les religieux qui exigeaient le départ des Jeunes-Turcs discrédités et le rétablissement de la loi musulmane, les massacres de Cilicie furent dès le départ attribués, eux aussi, uniquement à une flambée de fanatisme religieux.

       Mais il apparut très vite, grâce aux commissions d'enquête, aux témoignages des consuls, des missionnaires, des journalistes européens que ces massacres avaient été bel et bien ourdis et encouragés par les responsables gouvernementaux et les structures jeunes-turcs de Cilicie avec l'approbation des hautes sphères jeunes-turques de la capitale.  De nombreux témoignages décrivirent les amas de cadavres charriés par les fleuves de Cilicie jusqu'à la Méditerranée, dont les flots emportèrent un certain nombre jusqu'au rivage chypriote.

       Restés impunis, ces massacres préfiguraient le génocide des Arméniens par le gouvernement des mêmes Jeunes-Turcs d'Union et Progrès à la faveur de la Première guerre mondiale et toutes les autres exterminations de races du XX-ème siècle.

 


Couverture : "Mystère profond", huile sur toile d'Archak, 1984.

Format : 145x205 ; 287 pages, dont nouveaux préface, appendice et index de noms propres.

 

Prix : 27,00 Euros

 

ISBN 978-2-917650-01-1

Repost 0
Published by Hratch Bedrossian - dans Histoire
commenter cet article
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:30


       En mars 1915, la Première guerre mondiale fait rage depuis déjà neuf mois quand Harry Stuermer arrive à Constantinople, habité de préjugés favorables aux Jeunes-Turcs, au pouvoir véritablement depuis avril 1909, et animé de sympathie pour le peuple turc en général, et pas uniquement parce qu'ils sont les alliés de son pays dans ce conflit.

       La déportation et l'extermination des Arméniens commençant très peu de temps après, en avril 1915, il est inutile de dire qu'il va en être quotidiennement le spectateur impuissant et révolté durant tout son séjour.

       Au contact de la réalité la plus noire qu'il ait jamais vue, il va très vite perdre ses illusions, jusqu'à vouloir démissionner de son poste de correspondant de la Gazette de Cologne dès l'automne 1916, après que son épouse d'origine tchèque, n'en pouvant plus, ait maudit les Allemands pour leur passivité et leur lâcheté devant l'extermination des Arméniens, et se réfugier en Suisse pour témoigner sans perdre de temps, début 1917, des crimes des dirigeants jeunes-turcs et des turpitudes des diplomates et des militaires allemands de Constantinople.

       D'une conscience morale, d'une honnêteté intellectuelle exemplaires, Harry Stuermer est sans doute l'un des premiers Allemands à dépeindre les dirigeants de la clique jeune-turque, notamment Talaat, Enver, Djémal, sous leurs véritables traits : ceux de parvenus, de spéculateurs, de pillards sans foi ni loi, animés d'une haine féroce pour tout ce qui était arménien et grec et du pire mépris pour le peuple turc lui-même transformé en chair à canon.  Il est à ce point objectif et impartial qu'il en vient à souhaiter la victoire de l'Entente et l'écrasement le plus vite possible de l'Allemagne, qui seul peut mettre fin au carnage universel.

        Son témoignage est la meilleure réponse à ceux qui prétendent, contre toute évidence, que les Allemands n'auraient pas pu de toute façon aller à l'encontre de la volonté d'Enver, probablement le plus pervers des dirigeants jeunes-turcs « laïcs et réformateurs », qui leur avait demandé « obligeamment » de «ne pas retenir le bras » des massacreurs des Ar-méniens.

 

Format : 145x205 ; 240 pages, dont nouveaux préface, appendice et index de noms propres.

 

Prix : 24,00 Euros

 

ISBN 2-913564-18-6









Repost 0
Published by Hratch Bedrossian - dans Histoire
commenter cet article
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:30


       Correspondant de guerre du Journal, Henry BARBY fut chargé de couvrir les opérations de guerre sur le front russo-turc dès l'éclatement de la Première Guerre mondiale. Entre 1914-1916, il accompagna les troupes russes et les corps des volontaires arméniens dans leur offensive qui avait pour théâtre les provinces arméniennes dans l'est de l'Empire ottoman et, avec eux, il atteignit Van en passant par Trébizonde, Erzeroum, Erzindjan.  Ce qu'il découvrit en traversant le coeur de l'Arménie historique n'était qu'un champ de ruines, un gigantesque cimetière où des survivants fantômatiques erraient au milieu de cadavres sans sépulture.

       Avec un professionnalisme exemplaire, il recueillit et consigna, chaque fois qu'il en eut l'occasion, des témoignages de rescapés, de consuls et de missionnaires étrangers encore présents dans l'Empire ottoman, et avec une rare lucidité, il désigna et condamna sans appel, dès 1915, les responsables directs de l'extermination de la nation arménienne : les Jeunes-Turcs regroupés dans le parti « Union et Progrès ».  Les atrocités commises sur les femmes et les enfants arméniens sans défense font s'écrier ce Français qui a déjà vu le sang couler dans les Balkans en 1912-1913 mais qui est projeté cette fois dans l'enfer sur terre : « Y a-t-il dans le monde d'autres femmes, d'autres mères qui aient jamais enduré un martyre pareil au leur? »

       A l'heure où, dans une Europe en quête d'une identité et d'une cohésion nouvelles, des panégyristes patentés, voire stipendiés, de la « laïcité à la turque » prêchent le « devoir de mémoire », en même temps qu'ils falsifient éhontément l'Histoire, et demandent à cor et à cri l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, le témoignage de Henry BARBY rappelle la barbarie sans nom à laquelle les Jeunes-Turcs se réclamant d'une certaine « laïcité à l'européenne » se livrèrent durant la Première guerre mondiale.  Une barbarie telle que n'osèrent perpétrer les plus implacables des sultans califes!

 

Couverture : «Le cri», 1973, huile sur toile d'Archak.

 

Format : 145x205 ; 246 pages dont nouveaux préface et appendice.

 

Prix : 21,00 Euros.

 

ISBN 2-913564-13-5










Repost 0
Published by Hratch Bedrossian - dans Histoire
commenter cet article
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:29


       Lorsque paraît cet ouvrage réunissant études, conférences et documents, en janvier 1916, le génocide du peuple arménien sur ses terres ancestrales perpétré par les Jeunes-Turcs saloniciens « laïcs et réformateurs », arrivés au pouvoir en juillet 1908, bat son plein depuis un an.

       Parmi les témoignages portés par un certain nombre de journalistes, de diplomates, de religieux, d'acteurs et d'observateurs de la Première guerre mondiale, la voix d'Emile DOUMERGUE sonne comme celle de la conscience de la France horrifiée par le martyre de petits pays tels que la Belgique, la Serbie-Monténégro et l'Arménie, toutes trois victimes de l'alliance haineuse et barbare du pangermanisme exapansionniste bismarckien et du panturquisme à la mode jeune-turque.

       C'est la voix chargée de désespoir d'une grande figure du protestantisme français qui, par allusion à Caïn qui cherche à se disculper du meurtre de son frère par ces mots : «Suis-je le gardien de mon frère, moi?», demande pardon aux victimes de ce meurtre collectif sans pareil dans l'Histoire de l'humanité : «Des horribles massacres du passé, et, par conséquent, des horribles massacres du présent, toutes les nations de l'Europe sont responsables, toutes.  Les responsabilités sont loin d'être égales, mais la part la plus petite est encore beaucoup trop grande!  Frères arméniens, pardon! (...)  Oui, tous les peuples sont gardiens de tous les peuples, leurs frères.  Nous ne vous avons pas gardés, nous avons péché contre l'humanité et contre nous.»

       Mais c'est aussi la voix vibrante de colère et d'ironie mordante d'un homme de foi qui accuse certains représentants dévoyés du protestantisme allemand, férus de «cette Kultur, dont le coeur est avant tout un estomac», et les «avocats des Jeunes-Turcs», ces falsificateurs qui, en prévision des comptes à rendre, mettaient déjà en place toute une batterie de mensonges destinés à couvrir le forfait de leurs alliés, complices et clients.

 


Couverture : «Ciel et terre tachés de sang», huile sur toile d'Archak, 1973.

 

Format : 145x205 ; 306 pages dont nouveaux préfaces, appendice et index de noms propres.

 

Prix : 26,00 Euros.

 

ISBN 2-913564-20-8










Repost 0
Published by Hratch Bedrossian - dans Histoire
commenter cet article

Présentation

  • : Le Cercle d'Ecrits Caucasiens
  • : catalogue des livres publiés par le Cercle d'écrits caucasiens
  • Contact

Profil

  • Maison d'éditions "Le cercle d'écrits caucasiens"
Pour commander un ouvrage ou avoir plus d'information, s'adresser par mail :
ecrits.caucasiens@orange.fr 
livres à la FNAC,possibilité de les commander auprès de votre librairie
  • Maison d'éditions "Le cercle d'écrits caucasiens" Pour commander un ouvrage ou avoir plus d'information, s'adresser par mail : ecrits.caucasiens@orange.fr livres à la FNAC,possibilité de les commander auprès de votre librairie

Rechercher