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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:30


       En mars 1915, la Première guerre mondiale fait rage depuis déjà neuf mois quand Harry Stuermer arrive à Constantinople, habité de préjugés favorables aux Jeunes-Turcs, au pouvoir véritablement depuis avril 1909, et animé de sympathie pour le peuple turc en général, et pas uniquement parce qu'ils sont les alliés de son pays dans ce conflit.

       La déportation et l'extermination des Arméniens commençant très peu de temps après, en avril 1915, il est inutile de dire qu'il va en être quotidiennement le spectateur impuissant et révolté durant tout son séjour.

       Au contact de la réalité la plus noire qu'il ait jamais vue, il va très vite perdre ses illusions, jusqu'à vouloir démissionner de son poste de correspondant de la Gazette de Cologne dès l'automne 1916, après que son épouse d'origine tchèque, n'en pouvant plus, ait maudit les Allemands pour leur passivité et leur lâcheté devant l'extermination des Arméniens, et se réfugier en Suisse pour témoigner sans perdre de temps, début 1917, des crimes des dirigeants jeunes-turcs et des turpitudes des diplomates et des militaires allemands de Constantinople.

       D'une conscience morale, d'une honnêteté intellectuelle exemplaires, Harry Stuermer est sans doute l'un des premiers Allemands à dépeindre les dirigeants de la clique jeune-turque, notamment Talaat, Enver, Djémal, sous leurs véritables traits : ceux de parvenus, de spéculateurs, de pillards sans foi ni loi, animés d'une haine féroce pour tout ce qui était arménien et grec et du pire mépris pour le peuple turc lui-même transformé en chair à canon.  Il est à ce point objectif et impartial qu'il en vient à souhaiter la victoire de l'Entente et l'écrasement le plus vite possible de l'Allemagne, qui seul peut mettre fin au carnage universel.

        Son témoignage est la meilleure réponse à ceux qui prétendent, contre toute évidence, que les Allemands n'auraient pas pu de toute façon aller à l'encontre de la volonté d'Enver, probablement le plus pervers des dirigeants jeunes-turcs « laïcs et réformateurs », qui leur avait demandé « obligeamment » de «ne pas retenir le bras » des massacreurs des Ar-méniens.

 

Format : 145x205 ; 240 pages, dont nouveaux préface, appendice et index de noms propres.

 

Prix : 24,00 Euros

 

ISBN 2-913564-18-6









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Published by Hratch Bedrossian - dans Histoire
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:29


       Lorsque paraît cet ouvrage réunissant études, conférences et documents, en janvier 1916, le génocide du peuple arménien sur ses terres ancestrales perpétré par les Jeunes-Turcs saloniciens « laïcs et réformateurs », arrivés au pouvoir en juillet 1908, bat son plein depuis un an.

       Parmi les témoignages portés par un certain nombre de journalistes, de diplomates, de religieux, d'acteurs et d'observateurs de la Première guerre mondiale, la voix d'Emile DOUMERGUE sonne comme celle de la conscience de la France horrifiée par le martyre de petits pays tels que la Belgique, la Serbie-Monténégro et l'Arménie, toutes trois victimes de l'alliance haineuse et barbare du pangermanisme exapansionniste bismarckien et du panturquisme à la mode jeune-turque.

       C'est la voix chargée de désespoir d'une grande figure du protestantisme français qui, par allusion à Caïn qui cherche à se disculper du meurtre de son frère par ces mots : «Suis-je le gardien de mon frère, moi?», demande pardon aux victimes de ce meurtre collectif sans pareil dans l'Histoire de l'humanité : «Des horribles massacres du passé, et, par conséquent, des horribles massacres du présent, toutes les nations de l'Europe sont responsables, toutes.  Les responsabilités sont loin d'être égales, mais la part la plus petite est encore beaucoup trop grande!  Frères arméniens, pardon! (...)  Oui, tous les peuples sont gardiens de tous les peuples, leurs frères.  Nous ne vous avons pas gardés, nous avons péché contre l'humanité et contre nous.»

       Mais c'est aussi la voix vibrante de colère et d'ironie mordante d'un homme de foi qui accuse certains représentants dévoyés du protestantisme allemand, férus de «cette Kultur, dont le coeur est avant tout un estomac», et les «avocats des Jeunes-Turcs», ces falsificateurs qui, en prévision des comptes à rendre, mettaient déjà en place toute une batterie de mensonges destinés à couvrir le forfait de leurs alliés, complices et clients.

 


Couverture : «Ciel et terre tachés de sang», huile sur toile d'Archak, 1973.

 

Format : 145x205 ; 306 pages dont nouveaux préfaces, appendice et index de noms propres.

 

Prix : 26,00 Euros.

 

ISBN 2-913564-20-8










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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:28


         Edité une seule et unique fois en 1922 par Michel PAILLARES lui-même, « LE KEMALISME DEVANT LES ALLIES » se proposait d'éclairer l'opinion publique française, ainsi que les milieux politiques, sur le danger extrême que le kémalisme présentait non seulement pour l'Entente victorieuse de 1918, mais aussi pour le peuple turc, entraîné par la clique des aventuriers jeunes-turcs dans une guerre aux côtés de l'Allemagne wilhelmienne qui ne pouvait se solder pour l'empire ottoman que par une cuisante défaite, et pour l'avenir de la paix mondiale.

       Les événements donneront amplement raison à Michel PAILLARES, et pour cause! Soutenu militairement et financièrement par les Allemands vaincus et par les bolcheviks, le kémalisme avait, entre autres objectifs, ceux de faire échouer le traité de Versailles, si dur pour les premiers, en créant des difficultés aux Alliés qui occupaient Constantinople et certaines parties de l'empire ottoman défait, et de susciter, pour la plus grande joie des seconds, des troubles dans les colonies et protectorats français et britanniques.  Si on sait que le traité de Versailles alimenta le désir de revanche des Allemands, qui se traduisit par l'émergence du nazisme et la seconde guerre mondiale, on sait moins par contre que les kémalistes jouèrent un rôle prépondérant dans les troubles en Afrique du Nord dont le point d'orgue fut la guerre d'Algérie.

        Un autre des objectifs kémalistes, et pas le moindre comme le démontre Michel PAILLARES, était et fut d'offrir un refuge aux criminels jeunes-turcs et de les soustraire au châtiment pour le crime contre l'humanité que fut l'extermination du peuple arménien, promis durant toute la guerre par tous les dirigeants des Puissances alliées.

       Cet ouvrage est l'une des nombreuses preuves irréfutables, malheureusement trop méconnues, que le kémalisme fut l'héritier direct du régime jeune-turc et que l'intransigeance de la Turquie du XXI-ème siècle face à l'Europe pusillanime trouve bien son origine dans l'intransigeance kémaliste des années 1919-1923 face à l'Entente travaillée par les intrigues.

       C'est aussi une grande leçon de courage et de morale en journalisme et en politique qui aujourd'hui semblent bien faire défaut.

 

(le portrait de Moustafa Kemal en «costume d'officier janissaire» est extrait d'un placard de propagande kemaliste de 1921 destiné aux musulmans de Bulgarie ; la légende (en russe!) dit : «Moustafa Kemal pacha le Ghazi»)

 

Format : 165x225 ; 354 pages dont nouveaux préface, appendice et index de noms propres.

 

Prix : 27,50 Euros.


ISBN 2-913564-16-X






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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:27


roman traduit de l'arménien
par Pierre TER-SARKISSIAN

 

 

       Dans les années 1936-1938, les purges staliniennes, avec leurs cortèges de procès truqués, d'exécutions sommaires et de déportations, sévirent aussi en République soviétique d'Arménie, n'épargnant ni les gens simples, ni les responsables politiques, ni les intellectuels.

       A peine vingt ans après la déportation et l'assassinat par les Turcs de l'élite intellectuelle arménienne «ottomane» qui comptait de nombreux poètes et écrivains, ce fut au tour des hommes de lettres arméniens «soviétiques» talentueux et accomplis de subir la terreur stalinienne. Celle-ci, bénéficiant de la passivité, voire de la complicité, des autorités de la République, s'abattit sur les écrivains qui incarnaient la conscience nationale : Khatchik DACHTENTS, Yéghiché TCHARENTS, Axel BAKOUNTS, Vahan TOTOVENTS, Vagharchak NORENTS, Mekertitch ARMENE, Zabél YESSAYAN, et bien sûr Gourguène MAHARI.  Ironie du sort : la plupart étaient des survivants du génocide de 1915.

       Accusé de «nationalisme», Gourguène MAHARI, auteur de poèmes, de ballades et de récits célébrant la patrie, l'amour, les valeurs nationales, la nature, le peuple, goûtera entre 1947 et 1956 aux camps staliniens.  Né de cette «expérience», le roman «Les Barbelés en Fleurs», l'un des premiers et importants témoignages sur le goulag, paraîtra au début des années 1970 hors d'URSS.

       Malgré le tragique de la situation dans les camps, royaume de l'arbitraire et de l'absurde, MAHARI ne verse ni dans le pathos, ni dans la caricature.  Au contraire, le drame tant collectif qu'individuel des déportés est narré avec une sobriété et une vérité qui rendent les héros plus émouvants encore.  Avec un humour qui lui est propre, MAHARI se livre à la description de l'ubuèsque univers concentrationnaire et surtout d'un minuscule îlot d'humanité : l'atelier de poterie du camp, où se rencontrent les destins de gens de toutes nationalités et où éclot l'amour entre deux êtres que tout aurait séparés en temps normal.  Des passages savoureux sont consacrés au «bonheur relatif», dont la pratique permet de supporter les épreuves de l'adversité.

 

Couverture : «Rencontres», toile d'Archak, 1963 (collection privée).


Format : 145x205 ; 202 pages. 


Prix : 19,50 Euros.

 

ISBN 2-913564-09-7








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Published by Hratch Bedrossian - dans Littérature Générale
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:26


       La rédaction de cette "Lettre ouverte" a été décidée à la suite de l'interview donnée par Raymond KEVORKIAN au magazine "Les Nouvelles d'Arménie" d'avril 2005 consacré au génocide arménien perpétré par les Jeunes-Turcs en 1915-1918.
       L'auteur a jugé que la présentation et la qualification des faits et des assassins du Comité Union et Progrès, relativisant la monstruosité de ceux-ci et minorant gravement le bilan des vies humaines supprimées, apportaient de l'eau au moulin des falsificateurs de l'Histoire du premier génocide des temps modernes et portaient gravement atteinte à l'innocence des victimes.  Cela, en dépit d'innombrables témoignages d'hommes d'une probité et d'une honnêteté intellectuelle exemplaires, parmi lesquels des Allemands, alliés militaires des Jeunes-Turcs, dont les jugements sur ces derniers sont aussi sévères qu'impartiaux.
       Motivée par la recherche du sens des choses, cette "Lettre ouverte" au ton polémique veut démontrer au contraire, par le recoupement et l'analyse de témoignages allemands, français, turcs, arméniens peu connus du public, que loin d'être animés par un quelconque idéal noble ou un réformisme vantés par des historiens qui observent systématiquement l'histoire par le petit bout de la lorgnette, les Jeunes-Turcs n'ambitionnaient depuis le début qu'à devenir califes à la place du calife et à anéantir à la première occasion le peuple arménien pour s'en approprier tous les biens, en attendant d'exterminer les Grecs, dont plus de 400.000 seront massacrée en 1914-1918, sans se soucier moindrement de la misère noire dans laquelle seraient plongés les Turcs eux-mêmes, transformés pour la circonstance les uns en chair à canon, les autres en massacreurs dociles.
       Sa démarche vise aussi à prouver que si "négationnisme" du génocide arménien il y a, il est le fait d'une poignée d'historiens et d'universitaires de mauvaise foi mais influents, qui profitent du manque de culture historique flagrant des médias pour occulter - adhésion de la Turquie kémaliste à l'Union Européenne oblige, - l'ascendance jeune-turque des kémalistes dont la contribution, dès les années 1920, à la revanche nazie est patente.


Format : 145x205 ; 165 pages.

Prix : 15 Euros


ISBN 2-913564-19-4

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Published by Hratch Bedrossian - dans Essai
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:25
traduit de l'arménien
par Hratch BEDROSSIAN
 


        Dans cette deuxième partie et fin de ses Mémoires consacrés au génocide des Arméniens par le gouvernement des Jeunes-Turcs (déjà laïque en 1908-1918, on ne le dira jamais assez!), Grigoris Balakian retrace la période entre le printemps 1916, lorsque, sûr et certain de ne pas en réchapper, il s'enfuit de la caravane de déportés arrivée à Islahiyé après une harassante marche à pied du nord au sud de l'Asie-Mineure, et l'hiver 1918, lorsqu'il quitte la Turquie où il assiste à des événements qui ne lui laissent rien présager de bon pour l'avenir.

      Durant ces deux ans et demi, conscient de l'extrême gravité de la situation et de la volonté des Jeunes-Turcs d'effacer toute trace des Arméniens de leur terre ancestrale, même de ceux bénéficiant de la toute relative protection des Allemands qui les emploient à la construction du chemin de fer de Bagdad, il va changer plusieurs fois de cachette et d'identité pour échapper aux recherches, puis à la déportation et à l'assassinat dont seront victimes les quelques 13.000 employés et ouvriers arméniens des chantiers des tunnels dans les montagnes de l'Amanus et du Taurus, en dépit des nombreuses protestations des ingénieurs-géomètres allemands, autrichiens et suisses adressées au quartier général allemand à Constantinople et de leurs tentatives de les sauver.

       Comme dans la première partie, Grigoris Balakian ne se contente pas de rapporter les événements, il se livre avec lucidité à leur analyse, une analyse qui des années, voire des décennies plus tard sera faite par des chercheurs et des historiens.  Cette lucidité s'accompagne d'un franc-parler et d'un langage souvent virulent qui lui sont propres.  Il ne mâche pas ses mots à l'endroit ni des Turcs, ni de leurs alliés allemands qui assistet passivement à l'extermination des Arméniens, ni plus tard des vainqueurs dont les turpitudes, les compromissions, les trahisons le révoltent dès le lendemain de l'armistice.  Impartial et objectif, il stugmatise aussi les siens, les uns pour leur naïveté, les autres pour leur impéritie, d'autres encore pour leur ignoble collaboration avec les bourreaux de sa nation et contre lesquels, tout homme d'Eglise qu'il soit, il prononce une condamnation sans appel dépourvue de pardon chrétien.

 


Couverture : «Création», 1977, huile sur toile d'Archak, 300x200 (Musée national de Yérévan)

 

Format : 165x225 ; 278 pages.

 

Prix : 29,50 Euros.

 

ISBN 2-913564-14-3










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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:24

traduit de l'arménien
par Hratch BEDROSSIAN


       Plus de quatre-vingt-cinq ans après le génocide des Arméniens perpétré en 1915-1917 dans l'Empire ottoman par le gouvernement criminel jeune-turc, très peu de témoignages directs de survivants ont été publiés à l'intention du public occidental.  La raison principale en est que l'élite intellectuelle d'une nation multiséculaire ayant été méthodiquement exterminée, forfait inouï dans l'histoire de l'humanité aussi bien avant qu'après 1915, les rescapés réduits à l'état d'épaves furent incapables, pour des raisons psychologiques notamment, de raconter par l'écrit leur chemin de croix individuel et moins encore celui d'un peuple tout entier.

       Les Mémoires de Grigoris BALAKIAN, qui comblent ce vide, sont précieux à plus d'un titre.  D'abord, l'auteur en a entrepris la rédaction dès 1919-1920, soit cinq ans à peine après le déclenchement du génocide en avril 1915 ; en dépit des horreurs traversées, dont le cauchemar avait annihilé la volonté des survivants de se les remémorer une nouvelle fois, il démontre une formidable détermination à les mettre noir sur blanc avant que le temps ait fait son oeuvre.  Du début jusqu'à la fin, son témoignage reflète d'ailleurs sa volonté d'en réchapper coûte que coûte afin de faire connaître le martyre de sa nation.  Ensuite, c'est un homme d'église intransigeant et lucide qui, par son rang dans la hiérarchie cléricale arménienne de l'époque et par sa connaissance des acteurs politiques, est au fait des manoeuvres en coulisse.  Enfin, le langage dur, souvent virulent, qu'il emploie tant à l'égard des assassins que des victimes confère un crédit incontestable à son témoignage.

       Des révélations, notamment sur le rôle d'inspirateur, voire d'instigateur, que l'Allemagne kaiserienne joua dans l'anéantissement physique et culturel de la nation arménienne sur son sol ancestral et sur des avantages matériels immédiats qu'elle en retira, donnent de cette Allemagne l'image du responsable moral du génocide et constituent de sérieuses pistes pour des historiens cherchant à savoir à qui profite le crime.

       Ajoutés à ces révélations, d'autres témoignages et aveux recueillis par l'auteur devraient inciter l'éventuel lecteur turc à s'interroger sur les motivations profondes des sphères dirigeantes ottomanes tant connues qu'occultes de cette époque, dont la préoccupation première n'était à l'évidence pas le bien-être futur du peuple turc, ni l'infamie qui ne manquerait pas de marquer celui-ci pour très longtemps.

 

Couverture : «Une nuit d'Avril», huile sur toile d'Archak, 1974 (Musée national de Yérévan)

 

Format : 165x225 ; 405 pages.

 

Prix : 29,50 Euros.

 

ISBN 2-913564-08-9

 









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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:24

 

       L'accord Sykes-Picot de mai 1916 partageait entre Anglais, Français et Russes l'empire ottoman gouverné par les Jeunes-Turcs allié de l'Allemagne, Autriche-Hongrie et Bulgarie.  A l'armistice, ce partage eut lieu, mais les Russes en furent exclus, les bolchéviks au pouvoir ayant signé une paix séparée en mars 1918.

       Entre autres régions, la Cilicie revint à la France qui y avait une longue tradition depuis le XII-ème siècle et bénéficiait de la sympathie et du soutien des Arméniens.  Mais dès la fin de la guerre, les vieilles rivalités franco-britanniques refirent surface.  Acharnés à vouloir rester les maîtres du jeu, les Anglais ne tardèrent pas à trahir leurs alliés d'hier, Français et Arabes, et à s'aboucher avec les vaincus turcs qu'ils s'étaient pourtant jurés de punir pour l'extermination des Arméniens.  Alors que depuis le début les Français avaient la maîtrise totale du terrain avec des troupes relativement réduites mais commandées par des officiers supérieurs patriotes et brillants comme le général d'Armée Julien DUFIEUX, le général ANDREA, le colonel ROMIEU, le colonel GRACY DE LA HAYRIE, le colonel BREMOND, la France, trahie aussi par certains des siens qui intriguaient avec les kémalistes, dut évacuer dans des conditions tragiques la Cilicie pour laquelle des milliers de soldats français et des volontaires arméniens de la Légion d'Orient avaient héroïquement versé leur sang.

       C'est cette épopée de la reconquête de la Cilicie puis de son abandon que Paul du VEOU, capitaine dans la Légion d'Orient, relate avec la véracité d'un témoin oculaire et un rare talent d'historien.  En plus du patriotisme et d'une haute idée de la France, son témoignage célèbre aussi la fraternité d'armes franco-arménienne qui n'est pas un vain mot dans sa bouche.  Ce témoignage dense, régulièrement mis à contribution pour des thèses de doctorat, retrace aussi la genèse du mouvement kémaliste, héritier direct du régime jeune-turc, qui bénéficia des trahisons dont furent victimes Français, Arméniens et Grecs, et éclaire magistralement l'imbroglio et la violence dans lesquels le Proche-Orient se trouve encore aujourd'hui.  A un moment crucial pour l'Europe, il constitue une mise en garde pour tous ceux qui refusent le « Rapt de l'Europe » et qui veulent continuer à y vivre dans la paix et la liberté.

 

Paul de REMUZAT du VEOU descend d'une lignée dont les origines remontent à 1138.  Décédé en 1963, il était décoré de la Croix de Guerre, médaillé de la Résistance (il mit sur pied et dirigea le réseau «Henri-Paul» au sein du mouvement de résistance «Combat» animé par Henri FRENAY), chevalier de l'Ordre de Danebrog, chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, chevalier de la Couronne de Roumanie et médaillé de la campagne Syrie-Cilicie.

 


Couverture : "Rouge des racines", huile sur toile d'Archak. 

Format : 165x225 ; 417 pages.

 

Prix : 29,50 Euros.

 

ISBN 2-913564-15-1









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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 18:39

        
         Rares  sont les témoignages à chaud portés par des Turcs, et de ce fait infiniment précieux, sur le fléau que constituèrent pour l'Empire ottoman et ses populations les Jeunes-Turcs "laïcs et réformateurs" entre 1908 et 1918 et, à partir de 1919, le mouvement kémaliste incontestablement issu des premiers.
       Dans "L'aventure kémaliste", Omer Kiazim s'est attelé dés 1921 à démontrer avec courage et lucidité, sinon la rage du désespoir, que le mouvement kémaliste n'était rien d'autre que la continuation désastreuse du régime jeune-turc responsable de l'entrée en guerre de l'Empire ottoman aux côtés de l'Allemagne wilhelminienne et de l'extermination du peuple arménien.  Et dans "Angora et Berlin", il met en garde l'opi-nion publique des pays de l'Entente contre le danger que risque de devenir pour l'Orient, l'Europe et la Paix ce mou-vement xénophobe soutenu par les vaincus d'hier, les Allemands qui veulent déjà prendre leur revanche sur les Alliés en Asie Mineure, et par les bolcheviks, qui visent au bouleversement mondial.
       Dans ces deux ouvrages extrêmement bien documentés, Omer Kiazim révèle les liens qui unissent les criminels Jeunes-Turcs devenus kémalistes à leurs protecteurs allemands et bolcheviks et les complicités dont ils bénéficiaient, au détriment de l'Entente, notamment en France : le silence ou l'ignorance d'une certaine presse, la kémalomanie de certains milieux diplomatiques et militaires travaillant contre leur propre camp.
        A l'heure où adeptes et propagandistes déclarés de la Turquie kémaliste pratiquent la désinformation la plus outrancière, comme leurs prédécesseurs des années 1920 à la faveur de l'indifférence et de l'ignorance de l'opinion publique, ces deux témoignages d'un Turc patriote rappellent combien il est immoral de traiter avec un Etat qui assume ouver-tement "ces forfaits qui sont de nature à faire pour toujours tressaillir d'horreur la conscience humaine", selon les propres mots du vizir Damad Ferid-pacha s'exprimant devant le Conseil suprême des Alliés à Paris en juin 1919.


Format : 145x205 ; 286 pages.

Prix : 25,00 Euros

ISBN 2-913564-17-8

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 17:20

       Vous venez de parcourir le blog du Cercle d'Ecrits Caucasiens, si vous connaissez les livres ci-dessus présentés, faites savoir ce que vous en avez pensé. Vos remarques sont les bienvenues, elles aideront les indécis dans leurs choix de lecture, alors, n'hésitez pas, adressez vos commentaires.

        L'histoire des Arméniens, de portée universelle, doit être connue par le plus grand nombre, et dans la mesure du possible, Le Cercle d'Ecrits Causasiens par ses publications contribue à cette vaste entrepise.   

       Des liens vers deux autres blogs "ecritscaucasiensprefaces.over-blog.com" et "ecritscaucasiensextraits.over-blog.com" vous permettent de lire les préfaces et extraits des livres. Alors, si vous ne les avez pas encore vus, prenez un peu sur votre temps et allez faire un tour sur ces blogs. Vous pourrez tout à loisir commencer une lecture que vous poursuivrez un autre jour, avec le livre de votre choix entre les mains.

       Revenez régulièrement sur le blog du Cercle d'Ecrits Caucasiens et faites le connaître à vos amis. Vous y serez régulièrement informés des futures publications.

Cordialement,

HRATCH BEDROSSIAN 

NB : Prochainement, je vous inviterai à venir sur un blog personnel prendre connaissance de mes analyses, reflexions concernant l'histoire passée et l'histoire actuelle des Arméniens.
 
 

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